Galerie Lucile Corty
Pref
2, rue Borda
Paris, 75003
France
48.866160, 2.357554
Pref +33-1-44-78-91-14
Tues-Sat, 2pm-7pm

Pavel Strnad, Encore

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Pavel Strnad, Encore du 12 janvier au 20 février 2010


Le travail de Pavel Strnad, artiste tchèque né en 1977, reflète sa formation à l'Académie d'art et d'architecture de Prague au studio d'art graphique et de communication visuelle puis au studio de film et télévision. Qu'il s'agisse de ses œuvres sur papier ou de ses films d'animation, son travail est inspiré par le graphisme, la recherche de l'équilibre des lignes et des formes jouant un rôle fondamental pour lui. 

Grâce à l'utilisation de formes tant abstraites que figuratives, Strnad crée des mondes dans lesquels le spectateur perd ses repères. La répétition de formes simples, leurs directions, leurs espacements et le jeu avec le vide lui permettent de donner vie à des formes fantastiques et inquiétantes et de créer des univers surréels. Strnad expérimente des formes et par là décortique la naissance de l'espace en trois dimensions. Loin de toute sur intellectualisation de son travail, il montre un amour pour le jeu instinctif des formes et exécute son travail avec la dextérité d'un véritable artisan. Les œuvres de Pavel Strnad retracent une évolution du simple au complexe, elles dévoilent les éléments fondamentaux qui se trouvent à la base de toute construction visuelle du monde et de sa perception. L'artiste crée des mondes basés sur des logiques associatives qui fonctionnent comme le subconscient. 

Avec Encore la seconde exposition personnelle de l'artiste à la galerie Lucile Corty, Strnad présente de nouvelles œuvres sur papier (dessins et tirages sur papier) où une succession d'images rythmée, dynamique et absorbante attirent le spectateur dans un univers précieux, dense et inquiétant. Il découle de ces œuvres un sens aigu du rythme, les personnages, formes, et autres animaux surgissent ici du chaos tout en semblant suivre une sorte de danse dont la chorégraphie a été minutieusement étudiée. Les images apparaissent après un travail exigeant sur leur construction, tant pour les dessins que pour les accumulations éphémères de reproductions de bijoux découpées dans des magazines puis ensuite photographié à la lumière naturelle. Ces jeux de constructions donnent aux œuvres leur logique propre et leur vitalité. La sensation qui se crée en regardant ce spectacle de formes et de couleurs emmène le spectateur dans un monde irréel où règne une atmosphère troublante et parfois oppressante, mais souvent teinté d'humour.